Rivages-ravages

R

Je suis seul mais le bruit est là.

Je tends l’oreille près de mon âme : les flots sont réveillés, la mer montre ses vagues.

Aïe.

Les rivages-ravages sont de nouveau là. Je me tiens tant bien que mal à mon embarcadère sentimental de fortune… si je tenais entre mes mains celui qui l’a fabriqué ! Je réalise que c’est moi…

Re-aïe.

Je m’entends dire des noms de poissons aux oiseaux, ou l’inverse. Volée d’insultes façon Capitaine Haddock en moins classe. Pas sûr que la pipe m’irait de toute façon. Fichue tempête intérieure que rien n’arrête. Faut-il que je me jette la tête la première dans ton eau d’amertume, que je m’épuise, que je m’y noie, pour mieux nager ? Je ne te crois pas. Alors je navigue à vue à la boussole instinctive, à l’étoile de mes espoirs, en murmurant dans le vacarme de mes doutes ma certitude de trouver à nouveau la terre ferme.

Enrím

Cosmonaute vagabond dans l'espace rêvé, j'essaie tant bien que mal de matérialiser tout cet imaginaire qui me traverse.

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