(témoignage n°6)

(

Attention, cette publication contient la suite d'une histoire ! Si vous n'avez pas lu les chapitres précédents cliquez ici.
Pour ne pas vous faire divulgâcher l’histoire de Le Monde du Dehors, parcourez l’onglet Des Histoires dans le menu ou cliquez directement ici.

« On dit que je suis une arme. Une arme vivante. Une arme froide. Une arme prête à être actionnée à tout moment, aussi bien le jour que la nuit. Une arme redoutable dont les morts se comptent par centaine. Une arme exposée dans les combats entre groupes. Une arme plus discrète dans les assassinats. Une arme qui ne parle pas mais qui agit. Une arme qui ne laisse rien paraître, pas même de la colère. Une arme faite de chair, faite de sang, mais inhumaine. C’est vrai. C’est vrai que ma taille de colosse, mes épaules larges, ma musculature épaisse et mon regard sombre impressionnent. C’est le but. Je dois inspirer du respect ou de la crainte. Je dois montrer à tous de quoi je suis capable. Je n’ai aucune limite. Si on me demandait d’égorger une femme car elle est une menace alors je m’exécuterais dans l’heure. Je suis la brute. Je suis la peur. Mais c’est faux. Je ne suis pas une arme. Je suis un homme. Un homme qui ne souhaite que le bien du plus grand nombre. Nous sommes devenus tellement peu nombreux. Nos journées sont éprouvantes. Nous sommes stressés. Epuisés. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Alors c’est facile d’être violent. C’est facile de se laisser emporter par ses pulsions. De se faire du mal les uns les autres. De se tuer. De faire exploser tout ce qu’on a construit dans la Grotte. Alors je suis là pour tout canaliser. Et si pour aider je dois m’opposer alors je le ferai. Sans aucune hésitation. Je suis une vraie fausse arme. »

Par Enrím

Enrím

Né à Paris en 1990, il paraît que je sens bon la forêt sauvage. Je travaille dans le monde du droit mais j'aime bien passer mon temps libre dans le monde tordu de l'imaginaire pour en arracher des pensées, des histoires, des notes, des poèmes.

Je suis aussi ici