(témoignage n°5)

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« J’avais suggéré en tant que docteur de mettre en place un endroit dédié aux soins… ils avaient accepté. Il ne pouvait pas en être autrement. C’était une évidence. L’évidence que tout le monde n’allait pas s’en sortir. Que des membres de la communauté allaient tomber malade. Souffrir. Mourir. Alors on avait aménagé comme on a pu une des galeries souterraines les plus reculées. On avait installé quelques lits de fortune dans un lieu très éloigné de la surface pour ‘protéger les plus fragiles du danger’, comme on le disait. En réalité, c’était pour préserver les bien-portants : le danger ce sont les malades. L’Infirmerie était depuis le départ pauvre en médicaments et la moindre infection, même bénigne, pouvait devenir une arme mortelle et se propager à vitesse grand V dans la Grotte. Surtout qu’il existe à l’extérieur cette composition chimique qui détruit les poumons. Un remède ? C’est ce que je tente de trouver. Mais je suis cardiologue, pas pneumologue ! Je ne peux pas tout savoir en médecine et surtout sur ça ! Malgré tout, je prends des notes. Je fais comme je peux des sorties dans des laboratoires ou des hôpitaux dans l’espoir de trouver quelque chose. Mais il n’y a rien. On a toujours été précédé par d’autres survivants. Forcément, ils prennent tout. Forcément, on les comprends. On ferait la même chose. Car, pendant ce temps, on tombe malade. On souffre. On meurt. »

Par Enrím

Enrím

Né à Paris en 1990, il paraît que je sens bon la forêt sauvage. Je travaille dans le monde du droit mais j'aime bien passer mon temps libre dans le monde tordu de l'imaginaire pour en arracher des pensées, des histoires, des notes, des poèmes.

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