Le Blog

mis à jour le 21 août 2020

J’aime penser que ce blog est un animal vivant, un loup, chassant, là et ailleurs, des mots pour les rassembler, les façonner, leur insuffler une raison d’être, avant, sans crier gare, les bouleverser, les défaire, afin de les métamorphoser ou, s’il le faut, les tuer. Comme s’il était nécessaire de conserver une narration à l’état sauvage, se libérer du souci que l’écrit se doit d’être domestiqué, enfermé dans un enclos, prisonnier dans une contrainte engendrant la frustration. Alors que le papier fige, le blog donne du mouvement au récit. Il lui permet ce que n’importe quel canis lupus est dans sa nature: libre.

Je ne dis pas que le livre est un bourreau qui ne se sait pas, seulement qu’il ne permet pas cette évasion. Je souhaite d’ailleurs le défendre en affirmant qu’il est beaucoup plus agréable de lire un bouquin que des articles sur son téléphone ou sur son ordinateur, surtout qu’on a constamment le nez sur l’écran. Il permet d’être touché, senti. Il a ce contact qu’un blog n’a pas. J’adore corner le coin des pages, prendre un crayon pour souligner un passage qui m’a plu ou renifler son odeur quand il commence à se faire vieux. Surtout, il permet d’occuper une place. Rien que pour cela, je publierai dans ce support des textes qui peuvent être lus ici.

Le blog a malgré tout une place prédominante car il est intemporel et donc modifiable à souhait. Je suis de ceux qui, sans cesse, reviennent sur ce qu’ils font. Savoir que je peux intervenir à nouveau me rassure, me réconforte dans l’idée que la meilleure façon de servir l’écriture c’est finalement de la réecrire. Ainsi, sur ce blog, chaque texte lu hier peut être nouveau demain, même disparaître. C’est pour cela que je n’autorise pas les commentaires: pas dans la crainte d’être critiqué mais que ces derniers soient rédigés sur des écrits pouvant être complétement différents. C’est aussi pour cette raison qu’il n’existe tout simplement pas de date de publication des articles.

En parlant de date, ce blog est beaucoup plus vieux qu’il ne voudrait le faire croire car il existe depuis 2015. Cependant, depuis 2020, j’ai décidé de mettre en sommeil tout ce que j’avais rédigé jusqu’ici, essentiellement des poèmes et des histoires très très courtes, pour me concentrer sur une première histoire, même si on retrouve dans celle-ci des survivantes de cette époque, ou plutôt leurs corps découpés reçousus à d’autres plus neufs. C’est, comme je l’ai déjà dit, le principe même du blog: se renouveler sans cesse.

Illustration réalisée par Cyrille Cizel.

Ma première histoire, Le Vagabond, relate les aventures d’un jeune homme vêtu d’une étrange cape verte aux propriétés magiques, voyageant de monde en monde et animé d’une seule envie: celle de retourner chez lui sur Terre.

D’autres récits suivront lorsque j’aurais terminé celui-là…  mais vous aurez compris que rien n’est jamais vraiment fini…

En vous souhaitant une bonne lecture, j’espère vous revoir très souvent sur ce blog-animal.

Enrím

  • 2020 \\ Le Vagabond \\, histoire, en cours de rédaction.
  • 2021 Les Vies d’Estelle, histoire, à paraître.
  • 2022 Il était une faim, histoire, à paraître.