Amour chimique

A

Les yeux cimentés, le corps bitumé,
Tu marches en mode automatique,
Au bruit des pas mécaniques,
Jusqu’au prochain arrêt.

Dans tes mains, des bidules vendus,
A l’instant dans la rue,
Le goût d’un baiser au goudron,
Le son d’un rire au poison.

Les doigts abimés, les traits tirés,
Tu les consommes sous la grimace.
Bien des choses se passent…
Tu voulais t’extasier, mais…

Les pieds gonflés, le visage fatigué,
Tu sors du métro sans sourire.
Tu as aimé sans sentir,
Tu rentreras vidé.

Par Enrím

Enrím

Né à Paris en 1990, il paraît que je sens bon la forêt sauvage. Je travaille dans le monde du droit mais j'aime bien passer mon temps libre dans le monde tordu de l'imaginaire pour en arracher des pensées, des histoires, des notes, des poèmes.

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