12. Ses yeux noirs

1

Attention, cette publication contient la suite d'une histoire ! Si vous n'avez pas lu les chapitres précédents cliquez ici.
Pour ne pas vous faire divulgâcher l’histoire de Les Vies d’Estelle(s), parcourez l’onglet Des Histoires dans le menu ou cliquez directement ici.

Il venait pour la troisième fois. Ce n’était pas en soi quelque chose de nouveau, Estelle avait des clients réguliers. Seulement, il se dégageait chez cet homme quelque chose qu’elle n’avait jamais ressentie jusqu’ici.

Allongée toute nue sur le lit douillet de la cabine dissimulée tout au fond de la boutique de flacons, elle le regarda se déshabiller.

La peau mate, les yeux sombres, et les cheveux épais noirs et ondulés, il semblait avoir le même âge qu’elle.

Il déboutonna lentement sa chemise grise qui fit alors apparaître une forêt de poils sur son torse et sur son ventre qu’il avait un peu dessinés.

Il enleva par la suite tout le reste et, dans le plus simple appareil, regarda intensément Estelle en lançant le plus beau des sourires.

Elle le trouvait terriblement beau et ne comprenait pas qu’une personne comme lui vienne la voir. Pourquoi payer une liaison quand il pouvait côtoyer facilement d’autres femmes ? Elle se savait jolie mais elle n’était pas la seule en ce monde.

Il vint la rejoindre puis avança à quatre pattes sur elle. L’homme la regardait d’un regard profond et elle en était troublée. Il se colla contre elle et un frisson la parcourut à travers tout son corps.

Il embrassa son cou, ses seins, son ventre mais jamais sa bouche. Estelle pensa qu’il était un homme marié. Après tout, il lui avait dit qu’il était de passage. Il était certainement dans la ville pour des raisons professionnelles.

Il descendit un peu plus puis, de sa langue, soutira de la marchande un gémissement de plaisir. Il savait s’y prendre ! Il continua ce jeu humide pendant de longues minutes qui lui parurent courtes puis remonta, mit un préservatif, puis la prit doucement.

Au début sensuel, il se fit ensuite bestial, jusqu’à la mordre par moments, sans jamais lui faire mal, avant de revenir délicat et tendre, et se transformer de nouveau en animal. Elle se sentait désirée et cela lui faisait un immense bien. Elle n’avait pas ressenti un tel plaisir depuis longtemps.

Après un certain nombre de va-et-viens, il jouit et elle aussi.

Tout en sueur, il se retira puis posa sa tête sur son épaule avant de s’endormir. Malgré toute l’énergie qu’il avait eu pendant leur rapport, elle sentit qu’il était épuisé.

Elle le regarda longuement et se mit à sourire.

Par Enrím

Enrím

Né à Paris en 1990, il paraît que je sens bon la forêt sauvage. Je travaille dans le monde du droit mais j'aime bien passer mon temps libre dans le monde tordu de l'imaginaire pour en arracher des pensées, des histoires, des notes, des poèmes.

Je suis aussi ici