Un souffle enragé

Ferme tes yeux, laisse tes oreilles percevoir les cris des murmures. Ces voix coincées dans les autres, cherchant à se défaire, à n’être enfin plus qu’une. Les entends-tu ? Non, bien évidemment ! Et pour quelle raison ? Seulement parce que tu t’entêtes à croire que ce monde n’est que silence, un ensemble de sans bruits, un calme inébranlable. Putain mais… penche-toi ! Tout n’est que vacarme ! Elles te gueulent dessus, exigent que tu leur prêtes attention ! Pas de leur répondre ! Juste de boire leurs paroles, d’absorber les mots qu’elles te balancent, de les assimiler, de les comprendre. Ces chuchotements hurlés sont avis, conseils, jugements, opinions, plaintes et pensées, instrumentalisées dans chaque ton possible. Tout ce qui est bon pour le cœur, l’esprit, est là. Il suffirait seulement que tu les accueilles telles qu’elles sont. Pourquoi je te dis tout ça ? Parce qu’un jour, lorsque ton corps ne te suivra plus, tu ne seras plus qu’un souffle. Un souffle enragé exigeant de se faire entendre. Et à ce moment là, tu aimeras que quelqu’un soit là pour toi.

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