Dans le monde du dehors (note n°4)

« Chaque nuit, je chasse. Ce n’est qu’au coucher du soleil qu’on peut mettre le nez dehors et respirer convenablement. Le jour, il faut se couvrir tout le visage et espérer qu’il ne fera que quarante cinq degrés celsus. Je suis certaine que même en enfer il fait meilleur. Je n’avais donc pas d’autre choix que de partir entre minuit et quatre heures du matin. Heureusement, je ne suis pas seule. J’ai six hommes et une autre femme pour m’accompagner. Notre but ? Trouver tout ce qui peut nous être utile. Aussi bien de la nourriture, des vêtements que des médicaments. Les armes ? Elles se faisaient bien rares… la France n’a jamais voulu doter ses citoyens de ces choses là, contrairement aux Etats-Unis. Pas sûre que notre groupe serait aussi gros si c’était le cas. C’est peut-être un mal pour un bien, qui sait. Qu’est-ce que je disais déjà ? Ha, oui, la chasse. Toutes les nuits, on espère trouver le bon filon, un peu comme des chasseurs de trésor. Il nous arrivait souvent de revenir bredouilles mais parfois on avait des belles surprises. Notre plus grose prise ? Une maison à quelques kilomètres de là. Quelqu’un avait entassé chez lui une tonne de boîtes de conserves, comme s’il avait prévu le coup. Curieux, non ? Bref, quoi qu’il en soit, on avait tout rapporté et toute la communauté nous a applaudit comme si on avait remporté les jeux olympiques. On était fiers et on se sentait heureux. Alors, chaque nuit, je chasse. Je cherche pour nous de quoi vivre mieux. »

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