\\ La Pièce-Piège \\

– Quel drôle de Monde.

Lui qui avait connu des paysages à en couper le souffle, avec du beau ciel tout plein au dessus, de la belle herbe tout plein au dessous, le voilà pris entre quatre murs tout blanc.

Il n’y avait pas grand chose à dire de plus, si ce n’est que le plafond et le sol étaient peut-être un peu moins blancs, et qu’il n’y avait ni porte, ni fenêtre.

De quoi être claustrophobe si n’avait pas ce moyen de se téléporter.

– Quel drôle de Monde, répéta-t-il.

– Et pourtant, lui répondit soudain son manteau-cape vert, ce Monde, tu le connais bien.

– Comment ça ? demanda-t-il, étonné.

– Il est tient.

– Mais encore ?

– Nous sommes dans ta tête. Tu as toujours eu une vision étriquée des choses. Comme si ton esprit portait des vêtements trop étroits. Et c’est de pire en pire ce moment, à un point tel que tu parles de toi à la troisième personne. Libère-toi de tes barrières, de tous tes complexes et préjugés, de tous tes acquis et de toutes tes peurs, de tout ce qui te définit soit disant mais qui finalement t’efface. Et tu verras. Tu verras que tu avais des murs dans la tête.

Il toucha alors l’une des parois du bout de ses doigts.

Un peu de couleurs apparut sur la surface.

Il sourit.

Je me retrouvais.

L’illustration a été trouvée sur Tumblr mais son auteur n’a pas pu être identifié.

  1. France Louve dit :

    « tiens »-> »tien »

    😛

    J’aime bien cette idée de la découverte, recouvrement. Surtout avec un personnage de cape 🙂
    C’est bien tout cohérent.

    Et puis c’est beau, aussi.

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